Shihab est un chef de file reconnu à l’échelle internationale en génie logiciel. Il se spécialise dans la fouille de référentiels logiciels afin d’améliorer la qualité des logiciels.

« Mes recherches reposent sur le concept voulant que ce soient les leçons tirées du passé qui nous permettent de prédire l’avenir, affirme M. Shihab. Autrement dit, nos décisions futures sont dictées par ce que nous avons fait par le passé. En examinant les données, vous pouvez déceler les tendances futures et leur incidence. »

Trouver sa passion

Enfant, M. Shihab n’envisageait pas une carrière dans le domaine du génie logiciel. À l’âge de dix ans, alors qu’il venait d’immigrer au Canada avec sa famille, il aspirait plutôt à suivre les traces de ses parents en poursuivant une carrière en médecine.

« Je rêvais de devenir médecin. C’est drôle. Vous planifiez votre vie d’une certaine façon, mais au bout du compte, vous vous retrouvez ailleurs. Mon doctorat en génie logiciel est en quelque sorte un coup du destin, mais c’est aussi la meilleure chose qui me soit arrivée. »

Shihab avait reçu une offre pour faire ses études doctorales à l’Université de Victoria, mais comme le programme de sciences avait atteint sa capacité maximale, on lui avait recommandé d’opter pour le génie électrique.

« C’était tellement difficile. J’avais 18 ans, j’étais loin de chez moi dans un nouvel endroit et je m’apprêtais à emprunter une voie qui n’était pas du tout celle que j’avais imaginée. Au bout d’une année, après avoir investi beaucoup d’efforts, j’ai fini par adorer l’ingénierie. »

C’est au cours de quatre stages consécutifs chez BlackBerry que M. Shihab s’est découvert une passion pour le génie logiciel.

« Je n’ai jamais eu l’intention de faire carrière en génie logiciel. C’est mon expérience chez BlackBerry qui a éveillé mon intérêt pour ce domaine. Ce travail me semblait un choix logique. Quand je suis retourné aux études, j’ai décidé de faire une maîtrise en génie informatique et en gestion de réseaux informatiques. »

Le parcours de M. Shihab a changé de nouveau lorsqu’il a entrepris un doctorat. Sa thèse devait porter sur les systèmes de distribution, mais il s’est plutôt penché sur le génie logiciel.

Bâtir une carrière

Après avoir obtenu son doctorat, M. Shihab a travaillé deux ans au Rochester Institute of Technology avant d’accepter un poste de professeur adjoint à l’Université Concordia en 2014. En mai 2020, il a été nommé doyen associé de la recherche et des études supérieures à l’École de génie et d’informatique Gina-Cody.

« Je suis très fier de travailler à l’École Gina-Cody, la plus importante faculté de génie et d’informatique au Québec et l’une des plus importantes au Canada. Je dirige un groupe de 15 étudiants brillants et j’aime beaucoup mener des recherches et collaborer avec des jeunes de premier cycle – ils sont ma source d’inspiration au quotidien. Quand je recrute de nouveaux étudiants, j’évalue leur motivation. Pourquoi font-ils des études supérieures? S’ils sont passionnés, je peux leur apprendre tout le reste. J’insiste sur le fait que tout projet de recherche doit comporter un aspect pratique. Que peuvent en tirer les développeurs dans la vie de tous les jours? Tout ne doit pas nécessairement avoir une application concrète, mais doit ouvrir la voie à la mise en pratique. »

Shihab souhaite également former ses étudiants pour qu’ils soient en mesure d’orienter leurs pairs et de transmettre leurs connaissances au terme de leur parcours doctoral.

« Ils doivent pouvoir mettre en avant de nouvelles idées et ne pas se contenter de publier des articles ou de mener des expériences. Ils influenceront la prochaine génération de chercheurs et de professeurs créatifs. »

L’importance du soutien

Shihab est ravi que Info-Can/CS-Can lui décerne le prix de jeune chercheur exceptionnel.

« Quand j’ai été sélectionné, je ne m’attendais pas à gagner. Il y a tellement d’autres chercheurs qui méritent ce titre, surtout au Canada, qui est l’un des meilleurs endroits au monde où faire carrière en génie logiciel. Être reconnu ici est un honneur et suscite chez moi une grande humilité. Je ne serais pas où je suis maintenant sans le soutien de ma famille, de ma femme, de mes étudiants et de mes collègues. Ahmed Hassan était mon superviseur à l’Université Queen’s et mon super héros. Il a remporté ce prix par le passé, et le fait de suivre ses traces est une très grande réussite personnelle. »

Shihab espère aussi être un modèle pour ses enfants et ses élèves et, les encourager sur la voie du succès, comme ses parents et son superviseur l’on fait avant lui.

« Je vois ce prix comme une occasion de montrer l’exemple à mes enfants, qui ont dix, huit et quatre ans. Ils sont avides d’apprendre de nouvelles choses et aiment l’école. Je les soutiendrai dans tout ce qu’ils entreprendront. »

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