Leqi (Jimmy) Zhu, Université de Toronto
Complexité en espace des tâches incolores

Leqi (Jimmy) Zhu a travaillé sous la supervision de Faith Ellen au département d’informatique de l’Université de Toronto. Sa thèse présente certains des résultats de recherche les plus importants de la dernière décennie dans le domaine de l’informatique distribuée. Il s’agit possiblement de la thèse la plus importante dans ce domaine depuis celle de Jim Aspnes, déposée il y a environ 27 ans. Sa thèse, qui aborde plusieurs bornes inférieures pour résoudre des problèmes ouverts de longue date dans le domaine de l’informatique distribuée, présente plusieurs nouvelles techniques de preuves qui auront certainement un effet durable dans le domaine.

L’intérêt de M. Zhu pour étudier des bornes inférieures est né pendant ses études de premier cycle à l’Université de Waterloo.

« Je suivais un cours sur les algorithmes. L’enseignant a indiqué à la classe que les problèmes ouverts les plus intéressants en informatique sont liés aux bornes inférieures. Lorsque je préparais une demande d’admission aux études supérieures, j’ai remarqué que Faith était très intéressée à prouver des bornes inférieures, ce qui a suscité mon intérêt. »

Aptitudes en informatique

Bien que son père ait été professeur d’informatique en Chine, il n’a jamais essayé d’influencer M. Zhu pour qu’il étudie en informatique.

« J’ai appris que mon père enseignait l’informatique parallèle seulement après avoir commencé mon doctorat. Il ne m’a jamais poussé dans cette direction. Lorsque nous avons déménagé de Waterloo à Toronto vers le milieu de la 10année, je me suis inscrit à un cours d’informatique. C’était mon premier cours d’informatique. Je ne connaissais rien, mais il y avait un examen prévu pour la première semaine de cours. J’ai donc bachoté comme un fou et j’ai obtenu une note parfaite à l’examen. C’était le premier signe que j’avais peut-être du potentiel pour ces choses. »

Pendant qu’il travaillait pour obtenir son diplôme de premier cycle, M. Zhu a commencé à envisager de travailler sur son doctorat après avoir eu l’occasion d’occuper différents emplois dans le cadre du programme coopératif de Waterloo.

« Le travail était bien, mais je ne me sentais pas mis au défi et je ne sentais pas que je voulais le faire pour le reste de ma vie. Les mathématiques, par contre, j’ai toujours voulu en apprendre plus. »

Plans de recherche et d’enseignement

Quand est venu le temps de choisir un sujet pour sa thèse de doctorat, M. Zhu a suivi les traces de sa superviseure.

« Faith m’a parlé d’un problème qu’elle a essayé de résoudre à ses débuts sur le terrain, et qui est resté ouvert d’une certaine façon. Elle a fait des progrès au sujet du problème, mais personne d’autre n’a pu aller plus loin. Il m’a semblé naturel d’y jeter un coup d’œil. »

Actuellement étudiant postdoctoral à l’Université du Michigan, M. Zhu travaille sur des algorithmes aléatoires et souhaite appliquer ce domaine d’étude à l’informatique distribuée où les algorithmes aléatoires ne sont pas vraiment bien compris.

« Dans mon doctorat, je n’ai considéré que des algorithmes déterministes. Toutes les techniques étaient des arguments purement déterministes. C’est un domaine efficace et important pour comprendre ce que vous pouvez faire avec la répartition aléatoire. »

Il a également hâte d’enseigner à des étudiants de premier cycle et espère leur insuffler l’amour des mathématiques.

« Enseigner est une bonne façon d’apprendre quelque chose jusqu’à un niveau profond. Vous comprenez vraiment quelque chose lorsque vous pouvez l’expliquer d’une façon qui permet à d’autres personnes de le comprendre. Je veux aussi que les étudiants comprennent que les mathématiques sont vraiment intéressantes. »

Reconnaître ceux qui ont appuyé son travail

Lorsqu’il s’agit d’être reconnu pour la valeur de sa thèse de doctorat, M. Zhu est surpris et honoré par les prix.

« C’est un peu surréaliste. Je suis extrêmement flatté et honoré. »

Il remercie ses parents, Daniel Zhu et Lisa Yuan, de leur amour et de leur soutien. Il trouve merveilleux que sa superviseure au doctorat, Faith Ellen, ait pu lui offrir son soutien et le garder humble tout au long du processus. Il reconnaît également son coauteur, Rati Gelashvili, pour avoir été à la fois un mentor et un ami qui l’a aidé à traverser bien des choses.

Pour l’instant, M. Zhu prévoit rester à l’Université du Michigan et travailler avec son superviseur, Seth Pettie.

« J’adore vivre au Michigan. Mon superviseur est brillant et j’apprends beaucoup de lui. Ça semble être une bonne idée de rester plus longtemps. »

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